L’artiste met en forme ce qu’il a vu, ressenti, imaginé, vécu. Dans mon cas, cela signifie une grande variété d’expériences qui se sont déroulées en Amérique et en France, en ville et à la campagne, parmi les gens et les animaux, au milieu de la foule ou en solitaire, dans deux langues et deux cultures uniques mais également intensément humaines.

Je suis né et j’ai passé mon enfance dans la ville de New York, et aujourd’hui je reste fasciné par la vie dynamique, l’architecture et l’atmosphère de la ville, que j’exprime dans mes paysages urbains américains, angevins, parisiens.

 

En tant que peintre de la ville, je suis particulièrement influencé par Edward Hopper et George Lucs, deux Américains aux approches très différentes, mais aussi deux peintres observateurs et passionnés.  Hopper avait une réputation d’homme froid, mais c’était un passionné, même si c’était d’isolement et de solitude.

 

Puis pendant 35 ans, j’ai vécu dans l’Amérique profonde, dans les monts Appalaches de l’Est du Tennessee, où j’ai élevé du bétail –vaches, chevaux, chèvres, porcs-  tout en enseignant la littérature et la linguistique médiévales anglaises à l’université locale. Là, j’ai développé un attachement profond aux changements d’humeur et de forme des paysages montagnards au fil des saisons. C’est une région où les gens sont particuliers : ce sont les Irlandais d’Ecosse qui ont apporté leurs traditions restées intactes jusqu’à aujourd’hui encore.

 

Chaque année  j’élevais une quinzaine de vaches et je vendais des veaux  à l’automne. J’ai aidé à mettre des veaux au monde quand il le fallait, j’ai réparé des clôtures, soigné des vaches malades, rentré du foin chaque été. Mon quotidien était fait d’animaux et de machines, et ma vie était rythmée par le cycle agricole. Je connaissais bien les quatre saisons.

 

En tant que peintre, je m’intéresse toujours aux gens et aux lieux, aux scènes et aux atmosphères. Mais toujours en tant que peintre, j’accorde moins d’importance à ce que je vois qu’à ce que je ressens lorsque je regarde. Pour moi, chaque élément d’une scène a une vie, une forme, une couleur qui lui sont propres et que je veux exprimer dans ce que je peins.

 

Je suis particulièrement attiré par la nature, les  paysages forestiers et champêtres qui transmettent leur charme unique et mystérieux à  chacun d’entre nous. Soyons clairs : la terre est terre, les arbres sont arbres, l’herbe est herbe, mais la lumière qui les illumine, l’air qui les remplit ne sont jamais exactement les mêmes, et c’est dans ces différences subtiles mais réelles que je trouve les thèmes les plus intéressants pour mon art.

 

Les plus grandes influences qui marquent mon approche à la représentation de la nature sont celles du grand peintre américain Winslow Homer et du peintre néerlandais Vincent van Gogh l’inégalable. Ces deux hommes aimaient la couleur, et même si Van Gogh a été le plus admirable des deux, ils nous offrent tous les deux une fenêtre merveilleuse sur la nature et sur la vie.

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